PROJET PHARE N°1

CENTRE D’ACTION SOCIALE ET RELIGIEUSE ISLAMIQUE (CASRI)

Le Centre d’Action Sociale et Religieuse Islamique (CASRI) de la Fondation Waqf de Belgique aura comme objectifs d’accueillir, d’écouter, d’informer, de conseiller, d’accompagner et d’aider tant les citoyens, les organisations (de bienfaisance, religieuses ou politiques) et les entreprises belges qui le souhaitent sur des questions générales d’ordre social, juridique et religieux ; que d’accompagner des personnes, notamment diplomatiques, de passage dans notre pays et désireuses d’obtenir des informations sur l’islam et ses institutions en Belgique.

Le CASRI est donc un organisme général qui dirigera plusieurs services relatifs aux questions sociales, juridiques et religieuses, dont les suivants :

  • service d’accompagnement, de conseil et d’information islamique ;
  • service d’assistance juridique et de médiation de conflits ;
  • service d’aide aux étudiants ;
  • service d’aide alimentaire ;
  • service d’aide et de réinsertion sociale aux (ex) détenus ;
  • service d’assistance spirituelle hospitalière ;
  • service de logement via une agence immobilière sociale ;
  • service d’information, de promotion et de certification du hallal ;
  • service d’accompagnement pour le pèlerinage (‘Umra et Hajj) à la Mecque et autres lieux sacrés ou historiques de l’islam ;
  • service de consultation des musulmans de  Belgique;
  • service d’accompagnement des mosquées et associations islamiques diverses.

Notons que les différents services proposés initialement par le CASRI peuvent se voir réajustés ou complétés afin que le CASRI puisse répondre de manière plus efficiente aux besoins des bénéficiaires et citoyens en général.  

Service d’accompagnement, de conseil et d’information islamique

Le service d’accompagnement, de conseil et d’information islamique a pour tâche d’informer et d’accompagner les citoyens sur toutes les questions concernant :

  • la théologie et la pratique du culte islamique en général ;
  • les dates importantes spécifiques au culte islamique (début et fin du mois de Ramadan, fêtes religieuses, etc.) ;
  • des questions citoyennes d’ordre général touchant les citoyens musulmans en Belgique ;
  • lors d’un décès, d’un mariage ou d’une naissance ;
  • les adresses de mosquées, associations et autres organisations islamiques, en fonction des besoins et des demandes ;
  • les activités religieuses et spirituelles ;
  • les produits, entreprises et restaurants hallal et éthiques ;
  • etc.

Service d’assistance juridique et de médiation de conflits

Le service d’assistance juridique et de médiation de conflits a comme objectif d’une part d’informer, conseiller, accompagner et orienter des personnes rencontrant des difficultés d’ordre juridique en général et d’autre part de jouer un rôle dans la médiation de conflits dans le cas de litiges.

Á ce propos, on sait que la médiation est l’une des formes les plus anciennes de règlement des litiges, elle remonterait à des millénaires. Elle permettait dans les sociétés primitives, notamment dans le monde arabe préislamique, de mettre fin à toutes sortes de conflits, tant entre particuliers qu’entre groupes sociaux opposés. Cette pratique persistera avec l’arrivée de l’Islam et sera vite adoptée par le droit musulman (fiqh) sur la base de versets coraniques, dont le verset 35 de la quatrième sourate, les Femmes : « Si vous craignez le désaccord entre les deux (époux), envoyez alors un arbitre de sa famille à lui, et un arbitre de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l’entente entre eux. Allah est certes omniscient et parfaitement connaisseur. »

En d’autres termes, ce verset invite à la réconciliation des personnes qui ont entre elles des liens étroits, époux, parents, frères et sœurs. Il s’agit donc d’un mode pacifique de règlement de litiges par rapprochement et participation des parties avec l’aide d’un médiateur à la recherche d’une solution de compromis qui mettra fin à leur différend. Les médiateurs peuvent être choisis par la famille de chacun des époux ; il peut arriver qu’ils soient désignés par un juge déjà̀ saisi de l’affaire ; il peut s’agir aussi de certains membres de l’entourage familial qui prennent eux-mêmes l’initiative de tenter de concilier les parties en conflit sans attendre d’être désignés pour cela.

Mais il n’y a pas que dans les litiges familiaux que le Coran prône le recours à la médiation. En effet, le neuvième verset de la quarante-neuvième sourate, de portée plus générale, appelle les croyants à toujours tenter de dissiper tout litige pouvant survenir entre eux et de tout faire pour préserver la paix et la concorde : « Si deux parties de croyants se combattent, établissez entre eux la concorde ! […] ».

L’arbitrage est ainsi conçu par l’islam comme une sorte de conciliation organisée par les parties en litige qui font librement appel à un ou deux Hakam(arbitre) pour discuter du différend qui les oppose et élaborer ensemble une solution qui satisfasse l’une et l’autre. Dès lors qu’un accord est conclu entre les parties en présence, celles-ci sont tenues de le respecter, conformément à ce qui est dit dans le premier verset de la cinquième sourate : « ô croyants, respectez vos engagements ».

La médiation et l’arbitrage fonctionnent ainsi d’une manière purement consensuelle en dehors du champ juridique. Ces modes de résolution des conflits ne cherchent nullement à se substituer aux tribunaux, qui restent seuls compétents dans le jugement des litiges ; ils contribuent en revanche à désamorcer, pacifier et réconcilier les parties en désaccord, ils permettent de trouver des solutions mutuellement satisfaisantes à des situations de conflits, ils évitent surtout une escalade qui risquerait de mener les personnes concernées devant les tribunaux. Et nous savons qu’une fois ce stade atteint, il est très difficile, voire impossible, de réconcilier les adversaires. Ce qui peut impacter négativement la paix et la cohésion sociale dans la société.

Dans notre contexte, ce mode de règlement de litiges basé sur des valeurs et des principes fraternels, dont il n’existe jusqu’à aujourd’hui aucune institution spécialisée en Belgique, permettrait à de nombreuses personnes de la communauté musulmane impliquées dans des conflits de se réconcilier en trouvant des solutions à l’amiable, ceci à partir des principes, de l’éthique et des valeurs spirituelles partagées par les différentes parties en litige. Ce travail de médiation pourrait sans aucun doute contribuer d’une manière non négligeable à la paix sociale et à l’harmonie au sein de la cellule familiale des personnes concernées.

Dans le droit belge, ce mode de règlement de litiges existe sous plusieurs formes : nous en reprenons ici quatre, parmi les plus courantes, qui nous semblent correspondre le plus au service que souhaite proposer la Fondation Waqf de Belgique à travers son service d’assistance juridique et de médiation : Médiation, Négociation, Conciliation et Arbitrage.

 

Les modes appropriés de résolution des conflits selon le Barreau de Bruxelles

  • La médiation

« La médiation est un processus volontaire et confidentiel de règlement des litiges géré par un tiers neutre. Le médiateur est ce tiers neutre, indépendant et impartial. Il ne prend parti ni pour l’une ni pour l’autre des parties. Il n’intervient ni en tant que conseiller juridique, ni en tant que juge, ni en tant qu’arbitre. Il n’a pas d’intérêt particulier ou personnel, direct ou indirect à la solution du litige. Formé spécifiquement à cet effet, le médiateur mettra tout en œuvre pour rétablir le dialogue entre les parties, menant avec elles des entretiens constructifs, dans le but de les aider à parvenir à un accord satisfaisant pour chacune d’elles, le tout dans un cadre confidentiel, de transparence et de respect mutuel. Les parties ont un rôle très actif dans ce processus. Aidées par le médiateur, elles seront amenées à définir par elles-mêmes les modalités de leur situation, dans le respect de l’ordre public.
Si les parties le souhaitent, les ententes dégagées en médiation pourront être homologuées par le juge si le médiateur est agréé par la Commission fédérale de médiation. La médiation implique l’absence de procédure ou la suspension de celle-ci pendant le processus. Le taux de réussite de la médiation est très élevé. »

  • La négociation

« La négociation a pour objectif de résoudre les conflits de manière amiable, en recherchant un terrain d’entente par le dialogue et le compromis. Elle peut être mise en œuvre directement par les parties en litige ou par le canal de leurs avocats respectifs. Elle peut également être mise en œuvre avec une tierce personne choisie par les parties. La négociation, contrairement à la médiation ou au droit collaboratif, n’est pas soumise à des règles ou un cadre particulier. Elle ne suppose pas non plus une formation spécifique dans le chef des personnes qui la pratiquent. La négociation peut intervenir à tout moment : avant, pendant ou après une procédure judiciaire, et porter sur tout ou partie du différend opposant les parties. Si les parties le souhaitent, les accords pourront être soumis au Tribunal pour être entérinés dans un jugement. »

  • La conciliation

« Pour résoudre les différends en tout ou en partie, il peut être fait appel à la conciliation par un tiers spécialisé dans un domaine de compétence particulier. La conciliation implique l’intervention d’un tiers indépendant (ou de plusieurs tiers indépendants) qui va (vont) aider les parties à trouver un terrain d’entente. Le conciliateur a un rôle actif : il prend connaissance des points de vue des parties et donne son avis. Les parties attendent de lui qu’il propose d’initiative des options ou des solutions de règlement. Les parties devront définir précisément la nature de l’intervention du ou des conciliateurs et notamment si la mission est confidentielle ou non, si elle porte sur certains points de vue différents ou sur tous les points, etc. Dans certains cas et sous certaines conditions prévues par la loi, la conciliation peut également être menée par un juge. »

 

  • L’arbitrage

« L’arbitrage a pour but de voir régler un conflit non par les tribunaux de l’ordre judiciaire, mais par un ou plusieurs arbitres, choisis et rémunérés par les parties. Le tribunal arbitral rend une sentence arbitrale après avoir entendu les parties et examiné le dossier et les pièces communiqués. La sentence rendue s’impose aux parties et si nécessaire, elle peut faire l’objet d’une exécution forcée, tout comme un jugement. Cependant, à la différence d’un jugement, une sentence arbitrale ne peut faire l’objet d’un appel (sauf accord des parties). Le ou les arbitres désignés tranchent dès lors le différend de manière contraignante. L’arbitrage ne se déroule qu’avec le consentement de toutes les parties concernées. Ce consentement est généralement exprimé sous la forme d’une clause spécifique dans le contrat donnant lieu au litige (convenue donc avant la survenance de celui-ci), mais il peut également être donné après la survenance du litige. Les parties recherchent généralement dans l’arbitrage la compétence spéciale des arbitres dans un domaine particulier ou assez technique. L’arbitrage est également utilisé fréquemment dans les litiges du commerce international, en raison de la neutralité qu’il offre par rapport aux tribunaux judiciaires des États dans lesquelles les parties sont établies. L’arbitrage permet également aux parties de se mettre d’accord sur des règles de procédure s’écartant de celles appliquées par les tribunaux judiciaires, si elles l’estiment opportun. Certaines matières (par exemple le droit de la famille) ne peuvent toutefois pas être soumises à arbitrage. »

Service d’aide aux étudiants

Attentif au devenir des jeunes étudiants au sein des écoles et universités belges, le service d’aide aux étudiants a comme objectif de participer activement à la mise en place de conditions favorables à leur persévérance et à la réalisation de leur cheminement scolaire et académique.

Le service d’aide aux étudiants offrira ainsi des services en matière d’orientation scolaire, d’apprentissage et de réussite scolaire et de bien-être psychologique, ceci afin de lutter contre le décrochage scolaire qui semble de plus en plus croissant dans notre pays. En effet, selon des statistiques officielles de Statbel publiés en 2022, « […]le taux de décrochage scolaire s’élève à 6,7 % en 2021. Il s’agit du pourcentage de personnes âgées de 18 à 24 ans n’ayant pas obtenu de diplôme de l’enseignement secondaire et ne suivant plus, sous quelque forme que ce soit, d’enseignement ou de formation. Ce pourcentage suit une tendance baissière depuis des années. Le pourcentage s’élève à 8,9 % chez les hommes contre 4,5 % chez les femmes. Le pourcentage de décrochage scolaire est de 9,1 % chez les 18-24 ans résidant à Bruxelles, 8,3 % en Wallonie et 5,3 % en Flandre. »

Service d’aide alimentaire

Globalement, selon les chiffres de Statbel publiés en 2022, « 2.142.000 de Belges ont couru un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale en 2021[…]. Dont « 249.000 (2,2 % de la population) souffraient de privation matérielle et sociale sévère, vivaient dans un ménage à faible intensité de travail et étaient à risque de pauvreté monétaire. ».

L’aide alimentaire que proposera ce service de la Fondation Waqf de Belgique contribuera ainsi à venir en aide à une partie de ces 2,2 % de la population les plus en difficultés. Pour ce faire, deux manières de réaliser cet objectif sont possibles et complémentaires :

  • Via la distribution de chèques alimentaires, distribués directement par le service d’aide alimentaire aux personnes concernées.

Ces chèques alimentaires, distribués directement par le service d’aide alimentaire de la Fondation Waqf de Belgique, permettront à ces personnes en situation de précarité critique d’acquérir des produits alimentaires dans les différentes enseignes et grandes surfaces, épiceries sociales et commerces de proximité partenaires de la Fondation Waqf de Belgique.

Cette façon de faire nous semble être celle à privilégier dans la mesure où elle est la plus efficace, la plus respectueuse de la dignité de la personne souhaitant être discrète sur sa situation, et la moins onéreuse en termes de moyens humains et logistiques à déployer pour mener à bien cette mission. Cette méthode de distribution de chèques alimentaires sera également utilisée dans le cadre de la distribution de l’aumône obligatoire de la rupture du jeûne du mois de Ramadan (Zakât Al-fitr). Notons par ailleurs que cette méthode de rationnement alimentaire à l’aide de distribution de coupons pouvant être échangés contre des denrées alimentaires avait été introduite pour la première fois dans l’histoire islamique par ‘Umar ibn Al khattâb lors de la grande famine de l’an 18 de l’année hégirienne (638 EC).

  • Via le soutien des associations et mosquées

Les associations et mosquées qui le souhaitent pourront également assurer le service d’aide alimentaire en partenariat avec la Fondation Waqf de Belgique, soit directement sous forme de distribution de denrées alimentaires, soit sous forme de distribution de chèques alimentaires fournis exclusivement par le service d’aide alimentaire de la Fondation.

Peu importe la méthode choisie, c’est finalement le service d’aide alimentaire de la Fondation qui se porte garant du financement des denrées alimentaires nécessaires pour chaque structure partenaire.

Pour mener à bien ce projet, la Fondation Waqf de Belgique devra, en plus de compter sur la générosité des citoyens, conclure des partenariats stratégiques aussi bien avec des mosquées et associations volontaires sur l’ensemble du territoire, qu’avec des grandes surfaces, des commerces d’alimentation générale de proximité et des épiceries sociales.

Service d’aide et de réinsertion sociale aux (ex) détenus

Selon une étude publiée en 2022 par le SPF justice, le chiffre moyen des personnes détenues dans les établissements belges est de 10.381 pour l’année 2020. Parmi ces détenus, beaucoup vont rencontrer des difficultés pour se réinsérer dans la société à leur libération et risquent par conséquent de récidiver. Trois principales raisons peuvent, selon nous, justifier de ces difficultés : le fait que les détenus, surtout ceux ayant écopé d’une longue peine, ne sont pas accompagnés, durant leur séjour en prison, pour les préparer à leur libération, le fait qu’ils soient dans la plupart des cas, livrés à eux-mêmes après leur libération et à cause de leur situation de pauvreté. À ce propos, l’observatoire international des prisons « ne cesse de répéter que la prison ne touche pas de manière égalitaire toutes les personnes et tous les illégalismes. Ainsi, si la prison est avant tout une « institution pour pauvres », ce n’est pas spécifiquement que les personnes plus précaires délinquent plus, c’est qu’elles sont davantage sanctionnées à tous les maillons de la chaîne pénale. ».

Le service d’aide et de réinsertion sociale aux (ex) détenus a donc l’ambition d’accompagner cette catégorie de personnes précarisées en vue de faciliter leur transition entre la prison et la vie en société.

La réinsertion des (ex)détenus, en plus d’être une question éthique, est aussi une question sociale et d’intérêt général, car si la prison a comme objectif premier de protéger la société, le moins que l’on puisse espérer c’est que les (ex) détenus soient autorisés à se réinsérer et trouver leur place dans la société, notamment pour éviter la récidive.

La Fondation Waqf de Belgique part du principe que chaque être humain a droit à une deuxième chance dans la vie. À travers le Service d’aide à la réinsertion sociale des (ex)détenus, avec le concours d’agents spécialisés dans le domaine de la psychosociale, des aumôniers de prisons, etc., nous allons chercher à aider ces personnes, dans la mesure du possible, durant leur séjour et surtout après leur libération, notamment en leur permettant de recréer des liens sociaux et de redonner du sens à leur vie. Plus précisément, le service d’aide et de réinsertion sociale aux (ex)détenus permettra :

  • d’offrir une écoute attentive et un soutien moral, psychologique et matériel aux (ex)détenus mais également à leur famille ;
  • d’aider les (ex) détenus à formuler leur projet personnel de réinsertion sociale, tenant compte de leurs aptitudes et de leurs désirs ;
  • d’accompagner les (ex) détenus dans leurs démarches de formation professionnelle, de recherche d’un logement ou d’un emploi.

Ces (ex)détenus pourront également, s’ils le souhaitent, jouer un rôle actif au sein de la Fondation Waqf de Belgique et de ses services, notamment à travers le bénévolat.

Pour mener à bien sa mission, le service collaborera étroitement avec les autorités pénitentiaires du pays, les institutions publiques d’aide à la jeunesse (IPPJ), les aumôniers de prisons et d’autres institutions pouvant aider et accompagner d’une manière ou d’une autre les (ex) détenus et les jeunes ayant été placés en IPPJ.

Service d’assistance spirituelle hospitalière

Le service d’assistance spirituelle hospitalière est un service qui assure des visites aux patients à l’hôpital ou à la maison en les soutenant, les accompagnant spirituellement, eux ainsi que leurs proches, à traverser l’épreuve de la maladie.

Les visites sont à la fois spontanées et ponctuelles :

  • Soit à la demande du patient.
  • Soit à la demande de sa famille.
  • Soit à la demande du personnel soignant.

Service de logement via une agence Immobilière Sociale (AIS)

L’Agence Immobilière Sociale (AIS) aura comme mission de développer un patrimoine immobilier d’habitations pouvant servir de logements sociaux à des personnes à revenus modestes. Autrement dit, les logements achetés, loués par la Fondation ou mis à sa disposition par des propriétaires privés ou publics seront mis en location par la Fondation Waqf de Belgique à un prix abordable. L’Agence Immobilière Sociale se chargera ainsi de toute la gestion locative et de l’entretien des bâtiments. Les propriétaires qui mettront à la disposition de la Fondation Waqf de Belgique, notamment via le Waqf immobilier temporaire, auront ainsi la garantie que leur bien est entretenu et affecté à une œuvre de bienfaisance jusqu’à la fin du contrat Waqf défini entre les deux parties.

 

Ce service aura également la mission de créer des maisons d’accueils provisoires pour des personnes en difficultés et n’ayant pas de domicile, comme par exemple un voyageur en détresse.

Service d’information, de promotion et de certification du Halal

Le service d’information, de promotion et de certification du halal à comme but final d’offrir aux consommateurs, mais également aux entreprises, la garantie de disposer de services et de produits réellement Halal et éthiques, et ce sur l’ensemble du territoire belge. Plus précisément, ce service composé d’experts dans le domaine a comme objectifs :

  • de délivrer, après un audit et un contrôle de conformité rigoureux, une certification du label Halal  à des entreprises qui produisent et commercialisent des produits et services Halal. Pour rappel, la certification Halal est une démarche garantissant la conformité d’un produit ou d’un service aux principes et règles de consommation prescrits par l’islam. Le caractère Halal d’un produit ou d’un service concerne tant ses caractéristiques intrinsèques que sa production, sa transformation, son conditionnement et ses procédures de commercialisation ;   
  • d’accompagner, conseiller et former les entreprises qui produisent ce type de produits et services ;

de promouvoir les entreprises partenaires qui proposent des produits et services Halal et éthiques auprès du public cible.

Service d’accompagnement spirituel des lieux sacrés ou historiques de l’Islam

Le service d’accompagnement spirituel des lieux sacrés ou historiques de l’Islam a comme objectif de proposer directement aux citoyens musulmans, ou en collaboration avec des agences de voyages, un service d’accompagnement des fidèles musulmans qui souhaitent effectuer leur pèlerinage (Hajj), une visite spirituelle (‘Omra) à la Mecque et à Médine ou dans le cadre de la visite du troisième lieu sacré de l’islam, la mosquée al-Aqsa à Jérusalem.

Plus spécifiquement, dans le cadre du Hajj et de la ‘Omra, les accompagnateurs, compétents et expérimentés, tant sur le plan religieux et spirituel que sur le plan historique, ont le rôle d’aider les fidèles à organiser leur voyage en amont, notamment dans le cadre des démarches pour l’obtention du visa et autres formalités et en leur fournissant des renseignements et conseils pratiques ; et pendant le séjour à la Mecque et à Médine, ils accompagneront les fidèles dans les rites religieux à accomplir et lors des visites des sites historiques de l’islam. Cet accompagnement permettra ainsi aux fidèles de vivre leur voyage spirituel avec quiétude et sérénité.

Le service d’accompagnement spirituel proposé par le CASRI a également comme objectif d’offrir un accompagnement aux citoyens belges, peu importe leurs convictions religieuses ou philosophiques, dans le cadre de visites de lieux historiques liés au monde et à la civilisation islamique (Palestine, Andalousie, Istanbul, etc.) organisées directement par lui ou en partenariat avec une agence.

Dans tous les cas, le travail d’accompagnement se fait avant le départ, via des séances d’information et de formation, et pendant le séjour.

Service de consultation des musulmans de Belgique

Le service de consultation des musulmans de Belgique est étroitement lié au service de recherche de l’Académie des sciences islamiques et de communication (ASIC) ainsi qu’au Groupe médiatique islamique (GMI) de la Fondation Waqf de Belgique. Ce service a comme objectif principal d’aller à la rencontre des citoyens belges afin de les consulter sur des sujets concernant l’islam et la communauté musulmane de Belgique en général, et plus spécifiquement sur :

  • les projets et les activités de la Fondation Waqf de Belgique en vue de les améliorer ou d’en initier de nouveaux ;
  • des sujets les concernant, traités dans la presse ou au sein du gouvernement, qui mériteraient une attention particulière. L’objectif étant, de manière tout à fait objective, d’informer les autorités compétentes ainsi que l’opinion publique des demandes et des avis des citoyens musulmans sur les sujets qui les concernent, mais également, par l’intermédiaire des différents canaux de communication à disposition de la Fondation Waqf de Belgique, d’informer les citoyens musulmans de certaines demandes ou décisions prises par le gouvernement.

 

Autrement dit, la Fondation Waqf de Belgique souhaite, notamment à travers ce processus démocratique de consultation, se connecter directement à la population musulmane de Belgique afin de construire et consolider ensemble la Fondation et ses projets, et in fine contribuer à la préparation d’un avenir meilleur pour les générations suivantes.

Service d’accompagnement des mosquées et associations islamiques diverses

La Belgique regorge de structures associatives islamiques, ceci dans divers domaines d’activités : religieux, éducatifs, humanitaires, etc. Ces associations sont pour ainsi dire une véritable richesse pour la communauté musulmane de Belgique et la société en général. Malheureusement, nombreuses de ces structures ont des difficultés financières, organisationnelles, administratives et juridiques. Outre ces difficultés, le manque de collaboration et de coopération entre elles ainsi que l’absence d’un organe central pouvant les représenter, notamment auprès des autorités publiques, semble aussi être un frein non négligeable dans leur développement.

 

Il nous semble donc urgent de tout mettre en œuvre pour répondre aux besoins de ces structures associatives, peu importe leur domaine d’activité.  

 

Autrement dit, l’objectif du service d’accompagnement des mosquées et associations islamiques diverses serait de soutenir, autant que faire se peut, les structures existantes et en projet qui en font la demande dans tous ces aspects et tenter de créer les conditions nécessaires pour qu’elles puissent se rencontrer, collaborer et coopérer entre elles.

 

Une étude plus approfondie devrait par ailleurs être menée pour déterminer les besoins réels de ces mosquées et associations diverses afin de pouvoir les accompagner plus efficacement.

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